Immigration clandestine: « Immigrer, c’est une bonne chose, mais il faut le faire dans les règles de l’art », prévient le journaliste-écrivain Patrick Krou


Le journaliste-écrivain, Patrick Krou (au 1er plan) au cours du Café littéraire du MILA 2018

La 2è édition du MILA (Meeting international du livre et Arts associés) s’est ouverte ce mercredi 5 décembre 2018, à la Bibliothèque de l’Institut LKM de Yopougon-Ananeraie. Plusieurs auteurs ont été invités à entretenir les élèves et étudiants de cette institution académique ainsi que les amateurs et professionnels du livre. Le journaliste-écrivain, Patrick Krou, a ouvert l’étape du Café littéraire au moyen de son ouvrage ‘’Trente jours en Enfer, témoignage d’une rescapée de l’immigration clandestine’’.  

L'immigration clandestine, précise-t-il, se caractérise par le fait que ces personnes étrangères ne possèdent pas les documents ou conditions requis par la loi ou les traités pour autoriser leur entrée, ou bien par la poursuite de leur séjour après expiration des documents. Patrick Krou a révélé que depuis les années 1970, les migrations illégales se sont développées mondialement en raison des différences de vitesse de développement des économies des différents pays. Les causes de l’immigration clandestine, dira-t-il sont généralement diverses. A savoir, les conflits ou crises militaro-politiques à répétition, l’injustice sociale et la grande précarité, la lutte pour le pouvoir et l’accès aux richesses, l'Europe et son mirage économique et le chômage (les emplois sont rares et les salaires trop faibles). « La dette extérieure augmente dangereusement pour les pays africains. De plus, les cultures vivrières qui doivent alimenter les populations sont sacrifiées au bénéfice de cultures d’exportation, au nom de l’impératif du développement. Les pays africains traversent des crises à répétition aggravées par des conditions climatiques et sanitaires parfois extrêmes comme nous le démontrent aussi les épidémies d'Ebola ou du sida », a expliqué le journaliste-écrivain. 

Il a invité à une véritable prise de conscience de ce phénomène, qui depuis l’an 2000 à nos jours, a fait périr quelque 22000 jeunes africains en mer Méditerranée. « Immigrer, c’est une bonne chose, mais il faut le faire dans les règles de l’art. Je vous invite à être des ambassadeurs de cette noble cause, la lutte contre l’immigration clandestine. Sensibilisez votre entourage sur les graves dangers auxquels seront confrontés les candidats à l’immigration clandestine. Dites-leur que l’Eldorado est en Côte d’Ivoire et nulle part ailleurs », a-t-il conseillé. A la suite du journaliste-écrivain, les écrivains, Alain Tailly, Véronique Diarra (‘’Je me tairai plus’’) et Kady Savané (Fatima le belle des brouteurs’’) se sont succédé au pupitre. La journée du MILA, ce jeudi 6 décembre 2018, verra la participation des auteurs : André Kuyo (Comment créer une entreprise’’, Tidiss Koné, ‘’au-delà des barrières’’) et Tamar Matana (‘’Dans l’entre des brouteurs’’). Le MILA 2018 se tient et se poursuit jusqu’au samedi 8 décembre 2018.  

Avec Sercom

David YALA

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  • SOURCE: Linfodrome
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